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Ouzbékistan : révélation de l’année !

mardi 8 mai 2018, par Adel

À l’occasion de la convention EDV Ile-de-France, qui s’est déroulée en Ouzbékistan du 30 mars au 2 avril, une centaine de professionnels du tourisme français a pu découvrir une destination attachante et riche d’un héritage architectural et archéologique parfaitement entretenu. À coup sûr, le pays devrait pouvoir retrouver les touristes français qui viennent moins nombreux depuis 2009.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, n’avait jamais eu l’occasion de se rendre en Ouzbékistan. Il ne l’a pas regretté. Il se souviendra, par exemple, d’une promenade à vélo dans les rues de Boukhara en compagnie de Lucien Salemi, président des EDV Méditerranée. Il n’en est toujours pas revenu du prix de la location : 80 centimes d’euro l’heure ! De quoi garder quelques soums (la monnaie locale) pour marchander étoffes, jeu d’échec, couteaux ou épices.

Rares, d’ailleurs, étaient les participants du dernier congrès des Entreprises du Voyage Ile-de-France, adhérents comme sponsors, à avoir déjà posé leur valise dans ce pays grand comme le Portugal. Compte tenu de l’accueil qui nous a été réservé – nos autocars escortés par des motards pouvaient brûler les feux rouges –, les participants auront très vite compris que le tourisme était un axe stratégique de développement pour les autorités.

Déjà, rien que pour notre groupe, Uzbekistan Airways avait accepté de se poser à Samarkand avant d’atterrir à Tackhent. Au cours du voyage, les maires de Samarkand, dès notre arrivée au petit matin à l’aéroport, et de Boukhara se sont déplacés pour nous le signifier. Ils n’auront pas eu de mal à convaincre les habitants de les aider à accueillir plus de touristes.

C’est en effet un vrai plaisir que de déambuler dans les artères de Boukhara et Samarkand tant la population semble heureuse de recevoir des visiteurs au point de leur demander, toujours avec le sourire, de poser pour une photo. La réciproque est vraie : tous les Ouzbeks, sans contrepartie, acceptent bien volontiers de se faire prendre en photo. La barrière de la langue, les Ouzbeks ne parlant pas l’anglais, est ainsi franchie. À moins de parler russe, il est difficile d’engager une discussion avec un chauffeur de taxi, alors autant se renseigner au préalable sur le prix de la course qui n’a jamais rien d’exorbitant.

En Ouzbékistan, le visiteur ne se sent pas oppressé par l’Islam. Difficile d’échapper à la vodka qui accompagne tous les repas et, en cherchant un peu, on trouve même des night-clubs où l’on sait s’amuser. Le costume traditionnel porté dans les rues par les femmes, qui ne cachent pas leur visage, est gai et coloré. On croise même, dans des restaurants, des cuisiniers, qui, à la fin du service, prennent le micro et, à l’aide d’une sono, se mettent à chanter pour faire danser les clients tout en entraînant des femmes ouzbeks attirées par le spectacle.

Évidemment, on ne va pas en Ouzbékistan pour faire la fête mais on ne va pas se plaindre de la trouver. C’est souvent ce qui fait la différence entre un voyage réussi et un voyage inoubliable.


Voir en ligne : Quotidien du Tourisme