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Achkhabad

Achkhabad, capitale du Turkménistan, est situé dans le sud du pays, là où le désert de Karakoum est arrêté par les contreforts du Kopet-Dag. On y vient par avion de Moscou (2780km, 4h40 de vol) ou de Tachkent (1070km, 1h30).

Fondé en 1881 à l’emplacement du village d’Achkhabad, Achkhabad est la capitale de la Turkménie depuis octobre 1924. La ville a été secouée par plusieurs tremblements de terre en 1893, 1895, 1929 et 1948. Le dernier a tué 110.000 personnes et a quasiment rasé la ville.

Au bord de la ville s’étend le désert, au sud - une chaîne de montagne.
C’est aujourd’hui un important centre industriel et culturel dont la population a passé le cap des 400.000 habitants. En fait d’industrie, Achkhabad est connue pour ses matières premières agricoles produites (coton, fruits, légumes, produits de l’élevage) et de la fabrication de matériel agricole. Ses tapis sont réputés dans le monde entier. A ornements ou à sujets figuratifs, les tapis turkmènes sont tous un art traditionnel.

Le Président de Turkménistan quand à lui, habite dans un Palais présidentiel, magnifique, le Palais - « rose ».

De grands espaces libres de toutes constructions auxquels s’associent le plan géométrique des rues et la simplicité moderne des nouveaux bâtiments rehaussée par des motifs folkloriques, voilà ce qui fait le visage actuel de la capitale turkmène dont on peut commencer la visite par l’hôtel « Achkhabad ». Platanes, acacias, thuyas d’Orient et roseraies y forment des plantations luxuriantes autour.

A la hauteur de l’hôtel « Achkhabad », nous découvrons la place de la Gare. La gare toute ornée de stucs a un cachet très local. Cette rue aboutit à la place du même nom, qui, avec les quartiers avoisinants, constitue le centre-ville.

Le secteur sud est dominé par l’édifice original à trois niveaux de la Bibliothèque centrale avec ses cours intérieures, ses pièces d’eau et ses fontaines. La place est plantée de saules pleureurs qui se mirent dans des bassins. Un passage souterrain conduit de la bibliothèque à la sépulture des neuf commissaires d’Achkhabad fusillés par les agents de la contre-révolution en juillet 1918. 

La ville possède une Académie des Sciences et quatre théâtres dont l’Opéra. Le Musée des Beaux-arts tient un rôle en vue dans la diffusion de la culture nationale. Il possède d’importantes collections de l’art (icônes médiévales, portraits du XIXe siècle), des toiles de peintres ; une section est spécialement consacrée à l’art turkmène et comprend une riche exposition de tapis uniques, dont le plus grand du monde atteint la superficie de 193,5m2.

Un grave séisme a détruit Achkhabad en 1948. C’est donc une ville quasiment reconstruite à neuf que l’on voit aujourd’hui. En 1962 le Canal de Karakoum a atteint la capitale turkmène qui a pu procéder à l’aménagement d’espaces verts.

Dans l’avenue même se trouve l’Usine de tapis dont la production est exportée dans le monde entier et est la fierté de la Turkménie au point que la fleur stylisée, le ghel, élément traditionnel des tapis, a trouvé place dans les armes de la république.

A proximité de l’usine est installé, au n°84, le Musée des Beaux-Arts auquel fait face, au milieu de la place, la statue de Makhtoumkouh, penseur du XVIIIe siècle, un des classiques de la littérature turkmène.

Derrière le musée d’Histoire, se trouve la statue de Lénine la plus célèbre de toute l’Asie Centrale ! Elle semble être destinée à rester en place. La sculpture en bronze réalisée en 1927 est posée sur un piédestal revêtu d’un parement de carreaux vernissés aux couleurs vives qui reproduit les motifs des tapis turkmènes. Une curiosité !
Plusieurs excursions sont à faire au départ d’Achkhabad.

A une centaine de kilomètres vers l’ouest, dans la chaîne du Kopet-Dag, la grotte Bakharden dissimule aux regards le lac de Koou-ata, avec une superficie de 2.500 m2 pour une profondeur de 16m. Ses eaux que les vents n’ont jamais effleurées semblent de plomb sous la lumière crue des projecteurs. Leur température est constante (+33° à +37°C) ; leurs propriétés curatives sont reconnues, qu’on les boive ou qu’on s’y baigne.

A 15km d’Achkhabad se trouvent les fouilles de Nisea, capitale de l’antique empire parthe. A 200 km, soit une heure de vol, s’étale l’oasis de Merv.

Bayram-Ali

La « fièvre de l’or blanc » qui s’est déclarée en Turkménie à la fin du siècle passé n’a pas épargné le tsar qui s’était fait aménager une propriété non loin de la gare de Bayram-Ali en faisant venir l’eau du Mourgab. Un palais fut construit au bord d’un lac artificiel et alimenté par une centrale électrique autonome. Plus tard, en 1915, Bayram-Ali devint une ville d’eau où l’on soignait les maladies rénales. En 1933, une maison de cure fut installée dans l’ancien palais impérial.





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