Ouzbékistan, 2 ème exportateur mondial de cotton Dossier

, par  Asie-centrale.com , popularité : 36%

Le coton est cultivé dans de nombreux pays, mais 90 % de la production globale sont récoltés dans l’hémisphère nord. Pen-dant les années 1970 et 1980, la production cotonnière annuelle a augmenté respectivement de 1,2 % et 3,1 % en moyenne. Pendant les années 1990, elle a fluctué entre 18 et 20 millions de tonnes, sans pratiquement enregistrer de croissance. La Chine et les Etats-Unis ont chacun une part de 20 %, ensuite viennent l’Inde (15 %), le Pakistan (10%) et l’Ouzbékistan (8 %). Environ 30 % de la production cotonnière sont exportés. Les Etats-Unis, de l’Ouzbékistan, et des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre fournissent plus de la moitié des exportations mondiales.

Les secteurs du coton et du textile de coton sont cruciaux pour la croissance économique des pays développés tout comme des pays en développement et contribuent à un développement à la fois durable et responsable sur le plan social. Le coton est la matière première de la richesse, de l’industrialisation et du développement. Il constitue une culture de rapport de premier ordre permettant de financer des secteurs aussi divers que celui de l’enseignement, de la santé, du logement et du transport, et sert fréquemment de tremplin pour l’industrialisation et l’amélioration du bien-être social.

La production mondiale a atteint le niveau record de 21,5 millions de tonnes en 2001/02, dépassant la consommation mondiale de 1,3 millions de tonnes, faisant ainsi passer les stocks de fin de campagne en dehors de la Chine continentale à leur niveau le plus élevé depuis 1985/86.

En 2001/02, les exportations mondiales de coton ont augmenté de 10% pour atteindre le niveau record de 6,5 millions de tonnes et la consommation mondiale du coton a passé la barre des 20 millions de tonnes pour la première fois.

Néanmoins, et malgré l’augmentation des quantités de coton produites, la valeur de la production mondiale à diminué de $5 milliards par rapport à la campagne précédente, ce qui a eu des répercussions négatives sur les revenus de millions de producteurs, de fournisseurs d’intrants et de prestataires de services dans la plupart des pays.

Selon les projections du Secrétariat du CCIC , la production mondiale en 2003 doit se situer env. à 19,3 millions de tonnes, alors que la consommation se situe à 20,7 millions de tonnes.

De nombreux pays encouragent une transparence accrue et une concurrence plus forte au sein de leurs secteurs cotonniers en vue d’améliorer l’efficacité et de promouvoir une plus grande croissance économique.

Asie Centrale

Le Turkménistan et l’Ouzbékistan prélèvent 80 % des ressources du bassin de la mer d’Aral, (Amou-Daria, Syr-Daria). La gestion de l’eau est donc un problème crucial pour la région : aux déficits naturels ponctuels s’ajoute une forte dégradation de l’entretien des canaux, le gaspillage. La culture intensive du coton est par ailleurs à l’origine de la salinisation des terres et de la nappe phréatique, après avoir été une des causes de l’assèchement de la mer d’Aral, provoquant un désastre économique et écologique.

Les barrières aux importations d’équipement tout comme les taxes perçues sur les achats d’équipement utilisé pour la production du coton représentent un obstacle à l’expansion du secteur cotonnier.

L’économie textile mondiale est étayée par la demande, et la concurrence au sein du secteur textile exige que les filateurs satisfassent à la demande croissante des consommateurs pour des produits de meilleure qualité.

La question des mesures gouvernementales qui perturbent la production et les échanges du coton préoccupe la plupart des gouvernements membres et fait l’objet de débats au sein du CCIC depuis 1985. D’après le Secrétariat du CCIC, quatorze pays protégeaient leurs producteurs de coton par le truchement d’un appui direct aux prix et aux revenus. Ces mesures ont mené à une augmentation de la production cotonnière mondiale, une diminution des prix internationaux du coton et une perturbation du commerce du coton. Le Comité du CCIC est très favorable à la réussite des pourparlers sur l’agriculture et d’autres thèmes actuellement en cours sous l’égide de l’OMC et estime que les pourparlers se traduiront par des réductions tangibles du niveau des mesures gouvernementales, essentiellement les soutiens intérieurs, qui donnent lieu à des perturbations de la production et du commerce mondial du coton.

Les ravageurs qui s’attaquent au coton provoquent non seulement des baisses de production mais également une détérioration de la qualité de la fibre. La culture du coton transgénique s’étend et représente déjà un tiers de la production mondiale. La filière cotonnière a accepté la technologie comme bien-fondée du point de vue scientifique et il ne semble pas qu’il y ait d’incidence sur le commerce mondial du coton. Face aux faibles prix du coton, les producteurs réagissent en modifiant leurs pratiques agricoles et certaines de ces modifications ont une incidence négative sur la qualité de la fibre. Selon le consensus, les systèmes d’évaluation de la qualité s’appuyant sur des instruments sont supérieurs au classement manuel du coton, mais il convient d’harmoniser les systèmes d’évaluation de la qualité s’appuyant sur des instruments dans le but d’accroître la vitesse et la précision de ces essais, produisant ainsi des résultats fiables jouissant de la confiance du secteur. Les systèmes nationaux d’évaluation de la qualité doivent inclure les mesures des caractéristiques de la fibre qui décrivent la performance du coton en filature afin d’encourager une plus importante production de coton présentant les caractéristiques recherchées par les filateurs, améliorant ainsi l’utilisation du coton.

GOUVERNEMENTS MEMBRES Afrique du sud, Allemagne, Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Burkina Faso, Cameroun, Chine (Taiwan), Colombie, Corée du Sud, Côte d’Ivoire, Egypte, Espagne, Etats-Unis d’Amérique, Finlande, France, Grèce, Inde, Iran, Israël, Italie, Japon, Mali, Nigéria, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Paraguay, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Royaume-Uni, Russie, Soudan, Suisse, Syrie, Tanzanie, Tchad, Togo, Turquie, Zimbabwe.