Le Musée du Léman présente une exposition originale ’Aral, la vie après la mer’ Exposition de photographies et d’illustrations du 9 au 18 juillet 2004

, par  Asie-centrale.com , popularité : 32%

Cette exposition est réalisée par l’Association Action Aralsk-Genève qui s’est fixé pour but de réunir des fonds afin de pouvoir financer les fournitures pour l’école et l’hôpital d’ Aralsk. Jusqu’à la fin du 19e siècle, la Mer d’Aral, chantée par les nomades, reste le 4e plus grand lac salé du monde (1.5 fois la surface de la Suisse). A cette époque, les Tsars de toutes les Russies décident d’envahir les vastes territoires du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan. Les populations russes affluent alors dans ces régions et apprennent à pêcher les ressources de la Mer qui semblent inépuisables.

En 1921, sur ordre de Lénine, tous les peuples de la région adhèrent à l’Union Soviétique et contribuent au développement économique de l’URSS. A Aralsk, principale ville portuaire de la Mer d’Aral, on commence la culture du coton qui exige énormément d’eau. Pour ce faire, on détourne les deux fleuves qui alimentent la Mer et on construit des centaines de canaux d’irrigation. Le coton, l’or blanc de l’URSS, est produit en masse. Dès 1950, une véritable flotte militaire s’installe à Aralsk. Les Russes expérimentent différentes armes chimiques et bactériologiques sur l’île se trouvant au centre de la Mer. Pendant ce temps, faute d’amenées d’eau régulières, la Mer d’Aral se dessèche et perd 60% de sa surface !

Aujourd’hui, la Mer n’existe pratiquement plus. Aralsk,
la principale ville de la région, se retrouve à 80 km de l’eau. Les bateaux rouillés reposent désormais sur le sable. Tous les poissons ont disparu, à l’exception d’une seule espèce capable de résister aux fortes températures et teneurs en sel. L’île de tous les dangers, contenant encore des produits chimiques et des bacilles extrêmement dangereux sera bientôt reliée au continent. Les villes se dépeuplent, le chômage atteint 50% de la population. La peste, la tuberculose et la typhoïde font des ravages. Etant donné l’effondrement de l’économie, les fournitures scolaires ou les médicaments ne peuvent plus être achetés par la population.

La catastrophe de la Mer d’Aral doit nous rappeler qu’une gestion anarchique des ressources en eaux peut conduire à des drames écologiques et humains considérables. Aucun plan d’eau, si grand soit-il, n’est à l’abri de tels évènements, qu’il s’agisse des océans ou des lacs, de la Mer d’Aral ou du Léman...

Aral, la vie après la mer, Musée du Léman, à Nyon.

Heures d’ouverture :

- 10h-12h et 14h-18h tous les jours.
- Tél. : 0223610949.