LE ROI-OCEAN’, d’après l’oeuvre de Gengis Khan, fondateur de l’Empire mongol Du 3 au 10 novembre 2005

, par  Asie-centrale.com , popularité : 32%

Cette compagnie utilise des techniques asiatiques (ombres, marionnettes sur eau, gaines chinoises) en les adaptant aux contraintes occidentales, pour axer son travail de création dans deux directions : les mythes de création du monde entier et l’évocation de personnages historiques. La compagnie continue sa recherche sur la technique des marionnettes sur eau avec la présence d’un bassin au milieu de l’espace scénique.

Par la compagnie Illusia
Théâtre de marionnettes Marionnettistes : Jean-Christophe Canivet, Marek Douchet, Luis Penaherrera
Mise en scène : Marja Nykânen
Conteur : Thierry Lachkar
Création lumière : Jean-Luc Galiné
Création marionnettes : Kim Eun Young-Pernelle
Composition musicale : Sanna Salmenkallio
Régie : Nicolas Saraiva
Cie de Rouen

Bassin qui disparaît ou apparaît, devenant souterrain ou se découvrant à ciel ouvert. Les marionnettes sur eau dévoilent les images non organisées, rêvées, inconscientes. L’eau est le miroir des rêves, le révélateur des peurs ancestrales ; c’est pour les mongols un élément tabou car sacré.

Gengis Khan, conquérant du monde, fondateur de l’Empire mongol

Bien que son nom soit souvent synonyme de conquêtes sanguinaires, de barbarie, Gengis Khan est pourtant la figure emblématique du peuple mongol. En effet, à cette époque, le peuple mongol est un amas de multiples clans d’origines ethniques proches ou moins proches. Tous ont en commun une chose : ils sont tous nomades. Et tous se sont rassemblés sous la bannière d’un seul homme : Gengis Khan. Cet homme qui a conquis les trois-quart de l’Asie, qui a fait trembler les portes de l’Occident, marque aussi dans l’histoire de l’humanité une page importante. Gengis Khan et ses conquêtes représentent le dernier sursaut du monde nomade face aux civilisations sédentarisées.

La conquête du pouvoir : A l’époque où naît Témudjin Uge (le « forgeron »), les quarante clans mongols sont déchirés par des guérillas intestines et divisés face aux nomades rivaux, Turcs et Tatars.
Une renommée précoce : Agé de 9 ans, Témudjin a déjà une étonnante réputation. Quand son père meurt, empoisonné par un Tatar, il craint pour sa propre vie et s’enfuit dans les montagnes. Il est capturé par l’ennemi de sa famille mais réussit à s’échapper. Sa renommée grandit alors et de nombreux jeunes gens avides d’aventures le rejoignent.
Guerrier et stratège : A 19 ans, c’est un farouche guerrier mais aussi un habile politique. Il rassemble les clans autour de lui. La partie décisive se joue en 1201 : grâce à une tactique déconcertante, Témudjin défait tous ses ennemis. Le Kouriltaï (Grand Conseil) de 1206 le consacre alors chef suprême des Mongols. Il sera désormais connu sous le nom de Tchinkkiz Khan (Gengis Khan), le « souverain universel ».
Le code de Gengis Khan : le Yassak est promulgué au lendemain du Kouriltaï de 1206 pour tenter de donner une cohésion au peuple mongol. Dans ce code, Gengis insiste sur le principe de sa souveraineté absolue et sur la nécessité de l’union des Mongols. Le Yassak constitue par ailleurs un code pénal exhaustif et rigoureux qui surprend par son sens de la justice (tout délit doit être attesté par trois témoins). Le Yassak s’étend à tous les domaines de l’existence : l’adultère est sévèrement puni, les beuveries sont autorisées une fois par mois, il est interdit d’uriner en public et de se baigner pendant un orage...
Le conquérant du monde : Ayant réussi à unifier son peuple, Gengis Khan lance, en 1215, ses cavaliers à l’assaut de la Chine du Nord. La guerre est d’une sauvagerie sans égale. Gengis se tourne ensuite vers l’ouest et conquiert l’empire des Turcs Kara K’itaï (Kara-Khitaï, aujourd’hui Turkestan oriental) : il est désormais maître de toute la haute Asie (1218).
En 1220, il détruit l’empire turc du Kharism (aujourd’hui Turkménistan) ; l’Europe entend parler pour la première fois de Gengis Khan.
Il aura une fin digne de lui. En 1227, il se dirige vers le royaume des Tangoutes du Kan Sou, pour assouvir une vengeance vieille de vingt ans, malgré la malédiction d’un moine tibétain. Il meurt au soir de la victoire, le 18 août 1227. On ne sut jamais si ce fut de maladie ou d’empoisonnement. Toujours est-il qu’il eut sa revanche : 300’000 têtes tangoutes étaient tombées dans la journée.

Durée : 1H

Dates :
- jeudi 3 novembre 2005
- vendredi 4 novembre 2005
- samedi 5 novembre 2005
- dimanche 6 novembre 2005
- lundi 7 novembre 2005
- mardi 8 novembre 2005
- mercredi 9 novembre 2005
- jeudi 10 novembre 2005

Horaires :

- 10h30 et 14h30

- 10h30 et 14h30

- 15h et 19h30

- 16h

- 10h et 14h

- 10h-14h et 19h30

- 10h et 15h

- 10h-14h et 19h30

THEATRE DE LA CHAPELLE SAINT-LOUIS
place de la Rougemare
76000 ROUEN
Tél. 02 35 98 45 05