L’importance de l’Asie centrale appelée aussi Sérinde au Musée Guimet

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L’importance de l’Asie centrale appelée aussi Sérinde, a été révélée au début du XXe siècle, par les trouvailles archéologiques qui, sur le tracé de la Route de la Soie, ont mis en valeur un patrimoine bouddhique exceptionnel.

La Route de la Soie

Vocable inventé par l’orientaliste F. von Richthofen pour désigner la route commerciale qu’empruntaient dès le début de notre ère les caravanes marchandes reliant l’Orient et l’Occident. Cette route traversait la Perse et l’Afghanistan actuel pour rejoindre la Chine via la région autonome du Xinjiang dans le Turkestan chinois (nommée par les archéologues « Sérinde »).

Sérinde

Vocable désignant la région d’Asie centrale comprise entre les influences de la Chine et de l’Inde, traversée par la Route de la Soie. Il englobe la bassin du Tarim (actuelle région autonome chinoise du Xinjiang). Durant le premier millénaire de notre ère, cette région fut le foyer d’une civilisation bouddhique importante.

Cette voie commerciale était jalonnée d’oasis qui devinrent d’importants centres du bouddhisme, dont la culture était révélatrice des échanges Orient-Occident.

L’importance de l’Asie centrale appelée aussi Sérinde, a été révélée au début du XXe siècle, par les trouvailles archéologiques qui, sur le tracé de la Route de la Soie, ont mis en valeur un patrimoine bouddhique exceptionnel. Le climat désertique, favorable à la préservation des matières végétales et organiques a permis la conservation de documents uniques, comprenant des manuscrits et des cycles importants d’images cultuelles bouddhiques. Trois missions françaises sont à l’origine de la collection du musée Guimet : Dutreuil de Rhins (1890-1895), Paul Pelliot (1906-1909), la plus importante, puis celle de Joseph Hackin (1931-1932).

Les pièces rassemblées illustrent l’art des grands centres bouddhiques, qui sont autant d’étapes de la progression des caravanes sur le parcours oriental de la route de la Soie. Les sculptures en terre séchée de l’ensemble religieux de Toqquz-Saraï sont représentées par la tête de bodhisattva EO 1059 ; le Buddha méditant EO 1107, témoigne de l’art pictural du complexe monastique de Duldur-Akhur, dans la région de Kucha. De la « grotte des manuscrits », à Dunhuang, proviennent deux cent cinquante peintures, parmi lesquelles figuraient les assats de Mara MG 17655. La perception panoramique qu’autorise le rassemblement de ces oeuvres confère à la collection du musée Guimet son caractère unique.

Musée national des Arts asiatiques-Guimet
6, place d’Iéna
75016 Paris
Renseignements au 01 56 52 53 00

Ouverture :

- Tous les jours sauf le mardi, de 10 h 00 à 18 h 00
- Fermeture de la caisse à 17 h 30
- Le musée Guimet est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite.
- Le musée est climatisé.

Accès :

- Métro : Iéna / Trocadéro / Boissière
- Bus n° 63, 82, 32, 22, 30
- Parcs de stationnement : Avenue Kléber, avenue George V (place de l’Alma)
- Taxis : Avenue d’Iéna devant le musée

Tarifs d’entrée :

- Entrée musée plein tarif : 6€, tarif réduit : 4€
- Billet exposition temporaire : plein tarif 6,50 €, tarif réduit 4,5 €
- Billet exposition temporaire + musée(billet combiné) : plein tarif 8 €, tarif réduit 5,5 €
- Droit d’entrée groupesDroit d’entrée groupe (30 personnes maxi) : 110 €