L’héritage de l’Asie centrale (Ouzbékistan : Samarcande, Boukhara, Khiva)

, par  Asie-centrale.com , popularité : 36%

L’héritage des grands centres de l’Asie centrale constitue pour l’Ouzbékistan un atout primordial. Si Tachkent doit à son statut de capitale de l’ex-Turkestan russe, puis soviétique, l’installation des administrations, des universités et d’instituts de recherche, c’est surtout la présence des capitales des anciens khanats et des villes les plus prestigieuses de la région (Samarcande, Boukhara, Khiva...) qui confère à cette République une position privilégiée.

LA MISE EN VALEUR D’UNRITAGE MILLÉNAIRE

L’héritage des grands centres de l’Asie centrale constitue pour l’Ouzbékistan un atout primordial.

- 1. Des sites prestigieux

L’Ouzbékistan dispose de sites touristiques prestigieux dont la mise en valeur pourrait non seulement constituer une source non négligeable de devises mais aussi stimuler une part importante d’investissements.

Il s’agit, tout d’abord, de Samarcande, cité la plus renommée des villes d’Asie centrale. Coeur d’une vaste oasis nourrie par le Zérafchan, elle a été la capitale de la Sogdiane et a atteint son apogée sous Tamerlan. La jalousie des successeurs des Timourides, le déclin de la ville, puis plus récemment les tremblements de terre et l’urbanisme soviétique n’ont guère laissé subsister que quatre ensemble isolés : le Gour Emir (tombeau de Tamerlan), le Registan (trois madrasas du XVe et du XVIIe siècle), la Mosquée du vendredi (appelée Bibi khanim) et Chah-i Zind (rue bordée de mausolées du XIVe siècle). Aujourd’hui, les monuments épargnés, après avoir été l’objet de restaurations parfois zélées, sont menacés de mort rapide par les remontées salines de la nappe phréatique, qui rongent le bas de leurs murs.

Entre la mer d’Aral et l’Afghanistan, l’azur des coupoles du grand conquérant éclaire l’Ouzbékistan. Le « bleu » de Samarcande « qui fait lever dans l’imagination des hommes, les images d’une ville orientale fabuleuse, traversée par les caravanes de la route de la soie ».

Avec ses vingt cinq siècles d’existence, Boukhara, l’une des plus importantes villes antiques et médiévales de l’Asie centrale, apparaît comme une véritable réserve architecturale, historique et culturelle où sont conservés les monuments d’époques très différentes. Qualifiée de « perle de l’orient », Boukhara a joué le rôle d’un important centre administratif, commercial et culturel en Asie centrale. Les recherches archéologiques témoignent de la présence de colonies de chasseurs néologiques sur ce site. Cette cité a obtenu le statut de ville ouverte au monde et a fait l’objet d’un grand nombre de manifestations sous l’égide de l’UNESCO ces derniers mois.

Enfin, Khiva, apparue au milieu du premier millénaire avant notre ère, est l’une des villes phares de la région du Khorezm de l’Ouzbékistan indépendant. Elle constitue un véritable parc national d’architecture.

- 2. La découverte de l’Ouzbékistan par la modernisation de la flotte aérienne.

Le fort potentiel touristique 1. 200.000 entrées en 2005 a notamment conduit l’Ouzbékistan à moderniser sa flotte aérienne.

La compagnie aérienne Ouzbékistan Airways a souhaité développer les vols charters avec « les tour-opérateurs » asiatiques et européens pour favoriser l’entrée de devises.

A l’heure actuelle, cette compagnie, autrefois dans le giron d’Aeroflot, tire encore une part importante de ses revenus de son centre de maintenance de Tachkent, principal centre de révision dans le monde des Ilyouchin 62, des IL 76, des IL 86 et Tupolev TU 154. Elle possède encore une centaine d’avions de plus de 10 types différents, notamment des Tupolev TU 154 (mis en service en 1968) des Ilyouchin IL 62 (mis en service en 1967) et des Yak 40 classés « hors d’âge » ; la compagnie a néanmoins acheté deux airbus A 310-300 en 1993 et 2 boeing 767. Ces derniers sont exploités sur les 75 vols internationaux hebdomadaires (Londres, Francfort, Amsterdam, Bangkok, New-York, Pékin, Kuala Lumpur et Athènes).

En outre, Ouzbékistan Airways a commandé trois avions régionaux RJ 85 construits par British Aerospace, dont le premier exemplaire a été livré le 10 juillet dernier. Ces trois quadrimoteurs dont le coût dépasse les 85 millions de dollars seront exploités sur les lignes à fort potentiel touristique desservant les villes historiques.

Les atouts dont dispose l’Ouzbékistan sont largement mis en valeur sur la scène diplomatique internationale. Les voyages en France du Président Karimov, la signature de l’accord de partenariat et de coopération avec l’Union européenne, constituent les signes tangibles de l’ouverture de la politique étrangère de l’Ouzbékistan.