L’espace culturel du district Boysun (Ouzbékistan) est proclamé par UNESCO 18 mai 2001

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Le 18 mai 2001, le directeur général Koïchiro Matsuura a proclamé les 19 premiers chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité dont ’L’espace culturel du district Boysun’ (Ouzbékistan).

L’UNESCO a créé en 1998 une distinction internationale intitulée la « Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » pour consacrer les exemples les plus remarquables du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.

Le secrétariat de la proclamation a enregistré 32 dossiers de candidature soumis par les Etats Membres à la première proclamation. Après avoir été examinées par des Organisations Non Gouvernementales spécialisées, ces candidatures ont été étudiées par un jury international composé de 18 membres nommés par le directeur général de l’UNESCO. Le jury a transmis au directeur général ses recommendations sur les espaces culturels ou les formes d’expression culturelle susceptibles d’être proclamées « chefs-d’oeuvre ».

Bien que souvent associé aux sites, aux monuments ou aux musées, le patrimoine culturel comprend aussi le patrimoine immatériel qui peut être défini comme l’ensemble des expressions culturelles et sociales qui, héritées de leurs traditions, caractérisent les communautés. Ces formes de patrimoine immatériel, transmises par la parole et par l’exemple de génération en génération, sont soumises à un processus de recréation collective. Elles sont éphémères et donc particulièrement vulnérables. Afin de sauvegarder, de transmettre et de revitaliser le patrimoine culturel immatériel, composante essentielle des trésors culturels humains et de la préservation de la diversité culturelle, l’UNESCO a créé une nouvelle distinction internationale intitulée la « proclamation des chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité ». Lors de sa 155e session (octobre-novembre 1998), le Conseil exécutif de l’UNESCO a invité le Directeur général à mettre en œuvre ce nouveau projet et à obtenir des ressources extrabudgétaires, soit pour la création de prix, soit pour les actions de sauvegarde, de protection et de revitalisation des espaces culturels ou formes d’expressions culturelles, proclamés « chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité ».

Les objectifs principaux de la proclamation

Le projet vise à encourager les gouvernements, les ONG et les communautés locales à entreprendre des actions d’identification, de préservation et de mise en valeur de leur patrimoine oral et immatériel. Les contributions d’individus, de groupes et d’institutions à la gestion de la préservation de ce patrimoine seront aussi encouragées.

Espaces culturels et formes d’expression culturelle traditionnelle

La proclamation distingue 2 types de manifestation du patrimoine culturel immatériel : un espace culturel et une forme d’expression culturelle traditionnelle ou populaire, tous deux d’une valeur remarquable. Un espace culturel se réfère à un lieu ou un ensemble de lieux où se produit d’une façon régulière la manifestation d’une expression culturelle traditionnelle et populaire. Un espace culturel tient son existence des manifestations culturelles qui y ont traditionnellement lieu. Une forme d’expression culturelle traditionnelle ou populaire est une manifestation culturelle étroitement liée aux langues, à la littérature orale, à la musique, aux danses, aux jeux, à la mythologie, aux rites, aux coutumes, au savoir-faire de l’artisanat, de l’architecture et d’autres arts ainsi que les formes traditionnelles de communication et d’information.

Le secrétariat de la proclamation a enregistré 32 dossiers de candidature soumis par les Etats Membres à la première proclamation. Après avoir été examinées par des Organisations Non Gouvernementales spécialisées, ces candidatures ont été étudiées par un jury international composé de 18 membres nommés par le directeur général de l’UNESCO. Le jury a transmis au directeur général ses recommendations sur les espaces culturels ou les formes d’expression culturelle susceptibles d’être proclamées « chefs-d’oeuvre ». Le 18 mai 2001, le directeur général Koïchiro Matsuura a proclamé les 19 premiers chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité : « La langue, la danse et la musique des Garifuna » (Belize), « Le patrimoine oral Gèlèdé » (Bénin), « Le carnaval d’Oruro » (Bolivie), « L’opéra Kun Qu » (Chine), « Le Gbofe d’Afounkaha : la musique des trompettes traversières et l’espace culturel de la communauté Tagbana » (Côte d’Ivoire), « L’espace culturel de la fraternité du Saint-Esprit des Congos de Villa Mella » (République Dominicaine), « Le patrimoine oral et les manifestations culturelles du peuple Zapara » (Equateur-Pérou), « Le chant polyphonique géorgien » (Géorgie), « L’Espace culturel du Sosso-Bala à Nyagassola » (Guinée), « Le théâtre sanscrit Kutiyattam » (Inde), « Le théâtre de marionnettes sicilien, Opera dei Pupi » (Italie), « Le théâtre Nôgaku » (Japon), « La création et le symbolisme des croix » (Lithuanie), « L’espace culturel de la place Jemaa el-Fna » (Maroc), « Les récits hudhud des Ifugao » (Philippines), « Rituel royal ancestral et musique rituelle au sanctuaire de Jongmyo » (République de Corée), « L’espace culturel et la culture orale des Semeiskie » (Fédération de Russie), « Le Mystère d’Elche » (Espagne), et « L’espace culturel du district Boysun » (Ouzbékistan). Les chefs-d’oeuvre proclamées sont une représentation vivante de la richesse et de la diversité du monde culturel, transmi de génération en génération.

Koïchiro Matsuura