L’UNESCO propose 48 sites à inscrire sur sa liste du patrimoine mondial Juin 2004

, par  Asie-centrale.com , popularité : 32%

Quarante huit sites dont un kazakh vont être proposés pour inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, lors de la 28e session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra au Centre de convention et planification urbaine de Suzhou, en Chine, du 28 juin au 7 juillet.

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, interviendra lors de la séance d’ouverture de la session. La session sera présidée par Zhang Xinsheng, vice-ministre chinois de l’Education et Président de la Commission nationale chinoise pour l’UNESCO.

L’UNESCO précise, mardi dans un communiqué, que le Comité examinera cette année pour une éventuelle inscription 33 sites culturels et huit sites naturels, présentés par 36 pays (Afrique du Sud, Allemagne, Andorre, Australie, Azerbaïdjan, Bahreïn, Chine, Chypre, Danemark, Estonie, Fédération de Russie, Hongrie, Inde, Indonésie, République islamique d’Iran, Islande, Israël, Italie, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Lituanie, Mali, Maroc, Mexique, Mongolie, Norvège, Panama, Pologne, Portugal, République populaire démocratique de Corée, Royaume-Uni, Saint-Lucie, Serbie-et-Monténégro, Suède, Togo). Il se penchera aussi sur l’extension de sept sites déjà inscrits dans cinq pays (Costa Rica, Chine, Fédération de Russie, Inde, Royaume-Uni).

Le Comité réexaminera également la Liste du patrimoine mondial en péril qui compte actuellement 35 sites. Il s’agit de sites exposés à de graves menaces : pollution d’origine industrielle ou minière, pillage, guerre, tourisme mal géré, braconnage, etc. Cette liste comprend notamment le minaret et les vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) et Tombouctou (Mali).

A ce jour, la Convention de 1972 sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel protège 754 sites « de valeur universelle exceptionnelle » situés dans 129 Etats parties, dont 582 sites culturels, 149 naturels et 23 mixtes. La Convention encourage la coopération internationale afin de sauvegarder ce patrimoine commun. Avec ses 178 Etats parties, elle est un des instruments internationaux les plus ratifiés du monde. Les Etats qui s’y rallient s’engagent à préserver les sites de la Liste du patrimoine mondial, ainsi que le patrimoine d’importance nationale ou régionale, notamment en créant un cadre législatif et réglementaire approprié.

Chaque année, le Comité ajoute de nouveaux sites à la Liste. Les sites sont proposés par les Etats parties et évalués par deux organes consultatifs : le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) pour les sites culturels et l’Union mondiale pour la nature (UICN) pour les sites naturels. Le Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM) donne aussi des avis et participe à la formation de spécialistes.