Décollage de la Soyouz avec le Galaxy-14 depuis le cosmodrome russe Baïkonour au Kazakhstan BAIKONOUR (Kazakhstan), 14 août 2005 - 05:28

, par  Asie-centrale.com , popularité : 17%

Une fusée russe Soyouz transportant le satellite de télécommunications américain Galaxy-14 a décollé ce matin 05h28 depuis le cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan. Galaxy-14 a été conçu pour fournir des programmes en vidéo numérique, de la télévision haute définition, de la vidéo à la demande et des services de télévision sur l’ensemble des Etats-Unis.

Une fusée russe Soyouz transportant le satellite de télécommunications américain Galaxy-14 a décollé ce matin 05h28 depuis le cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan. Galaxy-14 a été conçu pour fournir des programmes en vidéo numérique, de la télévision haute définition, de la vidéo à la demande et des services de télévision sur l’ensemble des Etats-Unis.

Tôt le matin du dimanche 14 août 2005, Starsem et Arianespace ont lancé avec succès le satellite américain de télécommunications Galaxy 14.

Le 1699e lancement de la famille Soyuz (version Soyuz-Fregat) s’est déroulé depuis le cosmodrome de Baikonur au Kazakhstan. Le décollage du lanceur a eu lieu comme prévu à 05 heures 28, heure de Baikonur, le dimanche 14 août, soit 23 heures 28, TU, le samedi 13 août (01 heure 28, heure de Paris, le dimanche 14 août).

Le satellite doit être largué dans l’espace pour rejoindre son orbite de transfert géostationnaire une heure et 37 minutes après le décollage.

Starsem, Arianespace et leurs partenaires russes confirment que l’étage orbital Fregat a placé avec précision sur l’orbite de transfert géostationnaire (GTO) visée le satellite Galaxy 14. Pour réaliser cette mission, il aura fallu deux allumages successifs de l’étage orbital Fregat. Galaxy 14 était alors injecté sur son orbite de transfert, 1 heure et 37 minutes après le décollage.

Afin de répondre aux impératifs de PanAmSat, Arianespace et Starsem avaient décidé que le lancement du satellite Galaxy 14, initialement prévu par Ariane 5, serait effectué par un lanceur Soyuz. Ce transfert est une illustration de la politique de gamme mise en place par Arianespace et Starsem afin de répondre aux besoins de leurs clients.

D’une masse d’environ 2 000 kg au décollage, Galaxy 14 est le deuxième exemplaire de la nouvelle génération de satellites que PanAmSat a commandé à Orbital Sciences Corporation pour servir avec une flexibilité et une disponibilité accrues ses clients.

Ce satellite en bande C est conçu pour fournir des programmes en vidéo numérique, de la télévision Haute Définition (HD), de la vidéo « à la demande » (VOD) et des services de télévision sous format HP sur l’ensemble des Etats-Unis. Galaxy 14, avec ses 24 répéteurs en bande C, ira rejoindre son aîné, Galaxy 12, à 125º Ouest, une des positions orbitales clé de PanAmSat sur le marché continental nord-américain.

Après PAS 1, lancé en juin 1988 sur la première Ariane 4, Galaxy 14 est le dix-neuvième satellite de PanAmSat, lancé par la famille de lanceurs d’Arianespace.

Ce succès du lanceur Soyuz illustre également la capacité industrielle du Centre Spatial de Samara (TsSKB-Progress) et la disponibilité des équipes opérationnelles qui le mettent en œuvre, placées sous l’autorité de l’Agence Spatiale Fédérale russe (Roscosmos).

Starsem assure la commercialisation et l’exploitation du lanceur Soyuz sur le marché international. Ses actionnaires sont Arianespace, EADS, l’Agence Spatiale Fédérale russe (Roscosmos) et le Centre Spatial de Samara (TsSKB-Progress).


Soyouz

A chaque mission sa solutionPour offrir à l’Europe une gamme de lanceurs et compléter l’offre d’Ariane 5, EADS SPACE Transportation a tissé des partenariats novateurs avec l’industrie spatiale russe.

La société est le principal actionnaire de l’opérateur franco-russe Starsem qui commercialise le système de lanceurs Soyouz dans le monde entier. Starsem a été créée à l’initiative de EADS en 1996 et est une société par actions à responsabilité limitée de droit français. EADS SPACE Transportation est actionnaire majoritaire avec 35 % du capital. Les autres actionnaires sont l’agence spatiale russe Roskosmos (25 %), le centre spatial de Samara, à l’origine du satellite historique Spoutnik et toujours l’un des acteurs majeurs de la conception de nouveaux lanceurs (25 %), ainsi qu’Arianespace (15 %), le leader international du marché des lancements commerciaux.

Le lanceur Soyouz est adapté aux lancements de satellites petits et moyens vers les orbites basse et moyenne altitude et à l’envoi de missions interplanétaires. En 1999, six Soyouz de Starsem ont transporté en orbite avec succès 24 satellites de la constellation Globalstar. En 2000, les Soyouz de Starsem ont assuré le lancement des quatre satellites scientifiques du programme Cluster II de l’ESA. En juin 2003, Mars Express, la première mission européenne pour la planète Mars est partie sur un lanceur Soyouz. En décembre 2004, le satellite de communications israélien Amos-2 a été placé avec succès sur une orbite de transfert géostationnaire (GTO). Au carnet de commandes de Starsem, l’on trouve le satellite de télécommunications américain Galaxy-14 également destiné à une GTO, deux satellites expérimentaux pour Galileo (Galileo System Test Bed), les missions Venus Express de l’ESA et COROT du Centre national d’études spatiales, ainsi que deux satellites météorologiques Metop d’Eumetsat. Les lanceurs Soyouz partent actuellement du cosmosdrome de Baïkonour au Kazakhstan (Asie centrale).

À partir de 2007, le centre spatial européen de Kourou en Guyane Française accueillera à son tour des lanceurs Soyouz sous la maîtrise d’œuvre d’Arianespace. EADS SPACE est clairement favorable à cette décision : un système de lanceurs pour satellites petits et moyens disponible sur le même site et exploité par la même entité permettra à l’organisateur des vols d’Ariane 5 de concentrer son offre sur les lancements d’engins lourds ou doubles, sans oublier l’utilité d’une solution de remplacement. Ce choix ne peut que renforcer l’attractivité de l’offre de lancement européenne. À la différence du cosmodrome de Baïkonour situé à 45 degrés de latitude nord, le centre spatial de Kourou, proche de l’équateur, possède des atouts incontestables pour l’insertion de satellites sur une orbite équatoriale où ils bénéficient d’un couple supplémentaire dû à la rotation de la Terre.