10e Festival International de Cinémas d’Asie de Vesoul Du 10 au 17 février 2004

, par  Asie-centrale.com , popularité : 21%

Entre les deux pôles Extrême et Proche-Orient l’Asie Centrale sera présente avec des films venus d’Ouzbékistan, du Kirghizistan, du Kazakhstan... Le réalisateur Afghan Sedigh Barmak et le réalisateur kazakh Nariman Turbayev, accompagné de l’acteur Erzhan Bekmuratov seront présents pour témoigner de la renaissance cinématographique de leur pays.

Du 10 au 17 février 2004, pour sa 10e édition le Festival International du Film Asiatique de Vesoul "Cinémas d’Asie" sera, conformément à sa vocation, une nouvelle fois le reflet fidèle du pluralisme culturel du vaste continent asiatique en présentant des œuvres cinématographiques venues de l’intégralité de l’Asie géographique.

La brûlante actualité proche-orientale pousse les cinéastes de cette partie de l’Asie à créer un cinéma de l’urgence. Le Kurde Hiner Saleem, l’Israëlien Nir Bergman, l’Irakien Amer Alwan, le Palestinien Ali Nassar, la Libanaise Randa Chahal Sabbag, ... invitent le spectateur à découvrir l’originalité de leurs films empreints de réalité humaine mais aussi de poésie. Ils sont pleinement des cinéastes du temps présent.

Entre les deux pôles Extrême et Proche-Orient l’Asie Centrale sera présente avec des films venus d’Ouzbékistan, du Kirghizistan, du Kazakhstan et d’Afghanistan. Le réalisateur Afghan Sedigh Barmak et le réalisateur kazakh Nariman Turbayev, accompagné de l’acteur Erzhan Bekmuratov seront présents pour témoigner de la renaissance cinématographique de leur pays.

Si le géant iranien sera bien représenté par la venue des réalisateurs Jafar Panahi (Président du Jury International) et Abolfazl Jalili, les pays aux cinématographies plus rares seront bien présentes, notamment le Sri Lanka avec la présence du chef de file du nouveau cinéma Sri Lankais, Prasanna Vithanage, et d’Asoka Handagama, fidèle du festival vésulien.

Les réalisatrices du continent asiatique ne sont pas oubliées, toujours avec le même souci d’équilibre entre Proche et Extrême-Orient...

A noter une section spéciale 10e anniversaire intitulée "10 ans, 10 coups de cœur" qui fera découvrir des œuvres rares de 10 pays différents, 10 films coups de cœur qui n’avaient pu être présentés jusque là, pour partager avec les spectateurs le bonheur, le plaisir et l’émotion ressentis en les voyant.

10 ans d’Amour et de passion pour les Cinémas d’Asie et 10 films d’Amour et de passion sur les écrans asiatiques tel est le choix du thème de la section thématique de ce 10e festival, unique en son genre en France.

Le cinéma du réel sera présent dans la section documentaire avec 10 films dont 8 en compétition.


MALENKIE LJUDI - Les petites gens - Kazakhstan :
Narima, Turebayev

- Réal. Nariman Turebayev
- Scén Nariman Turebayev
- Photo Boris Troshev
- Mont. Andrey Vlaznev
- Son Olivier Dandre
- Décor Sabit Kurmanbekov
- Int. Erjan Bekmuratov, Oleg Kerimov, Lyazat Dautova, Mira Abdulina, Serik Nurebekov
- Prod. Duo Films / Mkr Kazakh film
- dom 40 kv 20
- 2003 35 mm
- couleur, 85 mn
- v.o.russe.s.t.f.

Inédit, en compétition

Beck et Max cohabitent dans un petit appartement d’Alamaty. Ils gagnent leur vie dans la rue, en costume cravate, abusant de la naïveté des passants, en vendant à la sauvette des gadgets. Ils gagnent peu mais cela leur suffit à vivre au jour le jour. Ces perdants, ces marginaux ont des rêves. Celui de Beck est de rencontrer le grand amour. Max, plus prosaïque, veut quitter Almaty pour rejoindre en Allemagne sa grand-mère. Le temps passe, avec lui l’espoir s’amenuise jusqu’au jour où Beck croise une jeune fille habillée en rouge. Il en tombe follement amoureux. Pendant ce temps Max économise pour ce voyage dans lequel il a mis tout son avenir. Les deux jeunes gens vont-ils enfin être heureux ?

Nariman Turebayev

Par petites touches, Nariman Turebayev, bien loin du cynisme de son court métrage Antiromantika, réussit avec Les petites gens, à créer une atmosphère où poésie, humour et émotion se côtoient naturellement. La personnalité attachante de Beck et Max fait du film une comédie sensible et chaleureuse. En suivant les deux héros dans leur quotidien, le réalisateur fait découvrir la dure réalité de la vie dans une grande ville du Kazakhstan où, faute de travail, l’ingéniosité permet de survivre.

Nariman Turebayev est né au Kazakhstan en 1970. Il réalise ses premiers films d’étude au Moscow Institute of Steel and Alloys, puis au Kazakhstan, à l’Académie des Beaux Arts dont il sort diplômé. En 1998, il est assistant sur 1977 d’Ardak Amirkulov, dont il a écrit le scénario. Puis, en 2001, il est assistant réalisateur sur le film La route de Darejan Omir-

baev. La même année, il réalise un court métrage Antiromantika, présenté en sélection officielle au

Festival de Cannes.

Les petites gens est son premier long métrage.

Filmographie :
- 2000 : Romantika
- 2001 : Antiromantika
- 2003 : Les petites gens


MAVLUDA, OTINKA de Jean-Christophe Roux -
Ouzbekistan
 :

- Réal. Jean-Christophe Roux
- Photo Philippe Mompas
- Son Patrick Allex
- Mixage J.C. Bonnin
- Mont. Philippe Mompas
- Coproduction CNRS Images/Media 2003 / Beta SP
- couleur, 45 mn
- v.o. ouzbek s.t.f.

Inédit, en compétition

Le 24 juin 2001, six mois avant que la communauté internationale décide de faire tomber le régime des talibans en Afghanistan, je suis parti pour la vallée du Ferghana, une région à l’est de l’Ouzbekistan à la recherche d’une femme mollah. En Asie centrale, on donne à ces femmes mollah, le nom d’Otine. Je ne connaissais alors Mavluda qu’à travers le témoignage d’une amie Berlinoise.

Mavluda, telle une Otine, occupe les mêmes fonctions que les mollahs dans le monde exclusif des femmes. Ainsi, elle conduit les cérémonies religieuses et organise des lectures du Coran.

“Il me semble important d’empêcher les amalgames qui sont souvent faits sur la religion musulmane et la réalité des régimes en place ... Dans mon documentaire, j’ai essayé de faire découvrir le phénomène religieux des femmes de Bektimour plutôt que de simplement le couvrir. Plus largement, faire connaître la situation des femmes en terre d’Islam en Asie centrale me semble éminemment important pour permettre aux Européens de sortir du préjugé qui consiste à associer la religion musulmane à l’oppression sur les femmes, en oubliant la réalité des régimes dans lesquels cela se déroule. Jean-Christophe Roux.

Lieux de projection :
- Cinéma Club
17 rue Jules Ferry
70000 VESOUL

- Espace Villon
Cours François Villon
70000 VESOUL

- Théâtre Edwige Feuillère de Vesoul

Point d’accueil :
- Le Calypso
49 boul. C. De Gaulle
70000 VESOUL

Ouverture et clôture du festival :
- Théâtre Edwige Feuillère Place Pierre Renet - 70 000 VESOUL

- Salle du Calypso : rencontre, exposition, documentation et restauration